Les Jobmakers témoignent

J'ai déjà réfléchi à être dans l'offre plutôt que dans la demande ( le parallèle des relations amoureuses est pertinent :) ). Alors j'essaie par mes supports (CV, book ...) et contacts (mails) de travailler la forme. Mais le fait même d'envoyer un mail avec son profil est un processus de demande. Il reste à la surface. La piste inexplorée, c'est de réseauter en restant un minimum de temps devant l'écran, et un maximum à rencontrer et échanger. Je suis curieux de découvrir vos propositions.

- Alexandre G.

Je me retrouve complètement dans tout ce qui a été dit, notamment en ce qui concerne l'offre de compétence et non une demande d'emploi, c'est d'ailleurs comme ça que je présente une candidature, souvent spontannée, car je ne rentre pas ou plus dans les cases (ayant fait une reconversion professionnelle à 30ans, passant de la gestion/finance à l'art). Ce système de cases, d'hyper stabilité de l'emploi me fatigue vraiment, je ne compte plus les CV et LM que j'ai envoyé sans résultat à ce jour...

- Azza O.

J'ai toujours trouvé qu'une seule et même personne n'avait pas à être cloîtré dans un seul et même job toute sa vie. Les aspirations, les objectifs et les besoins humains changent au cours du temps et en ce sens, le monde professionnel de chaque individu doit évoluer avec lui. Le système éducatif français n'a malheureusement pas encore compris l'importance de l'expérience professionnel pouvant s'appliquer dans un objectif de pluridisciplinarité et c'est bien dommage car là, vient l'innovation.

- Lisa L.

Cette distinction entre demandeur d'emplois et offreur de compétences, je la trouve très parlante. A chaque fois que je suis à la recherche d'un stage, je me positionne en tant que personne demandeuse. Je demande à quelqu'un d'autre de me fournir ce dont j'ai envie: tel job, dans telle boîte. Me vendre, me considérer comme un élément que les entreprises pourraient vraiment avoir envie d'avoir, je n'ai / on ne m'a jamais appris à le faire. Et pourtant, c'est essentiel, j'en suis convaincue!

- Alaya-nur P.

Je partage à 1000% cette analyse, Une vision humaniste du secteur de l’emploi, la rencontre entre Compétences et Projets d’entreprise ou comment lutter contre des postures archaïques encrées dans l’inconscient collectif où candidats et entreprises s’opposent et se méfient, changer la donne en rééquilibrant les relations, c’est par cela que les jeunes et les moins jeunes pourront trouver une place au sein d’un monde du travail en pleine mutation, et les entreprises sandales à leurs pieds! Bravo !

- Stephanie F.

Cette analyse orientée dans la valorisation des personnes qui cherchent un emploi est tout à fait juste et rarement pris en compte. Elle ne concerne pas non plus que les jeunes générations mais aussi, par exemples, les trentenaires en pleine remise en question, en quête de sens et de motivation sur ce qui est ou pourrait devenir leur travail, leur quotidienneté. Il n'est pas toujours aisé de donner la chance à qui l'on est vraiment, le point de départ étant déjà de le savoir soi-même !

- Marion L.

Cela m'évoque ma situation actuelle : être catégorisé demandeur d'emploi et ne pas correspondre à une offre adéquate - rentrer dans une case. Le manque d'accompagnement lors d'une recherche d'emploi est, de mon point de vue, la barrière la plus difficile à franchir. J'ai également noté qu'il est compliqué de trouver une entreprise avec laquelle mes compétences puissent correspondent au poste proposé. Je crois que cette problématique touche plusieurs générations et pas seulement les jeunes.

- Bertrand P.

Je débute tout juste la méthode jobmaker, et, bien une je sois déjà insérée dans le monde du travail avec 8 and d'expérience je me retrouve complètement dans ces idées reçues qui nous polluent ! Incapacité à se vendre, position de demande, difficulté à assumer ses choix de mobilité parce qu'impression que des postes stables sont plus valorisés, nécessité de définir son projet et de le présenter comme une singularité à offrir plutôt qu'essayer de se conformer à des cases...

- Camille L.

Je me retrouve beaucoup dans ces idées reçues, elles ont guidé mon parcours professionnel jusqu'à maintenant. M'enfermant toujours plus dans la peur de mon avenir professionnel, me forçant à faire des choses que je ne voulais pas faire.. pour au final me retrouver au chômage. Puis après un an sans emploi, je veux m'investir dans un domaine qui me plait et qui me correspond. Je suis motivé à apprendre et gagner en expérience. Mais j'ai besoin d'un coup de pouce, c'est pour cela que je suis ici.

- Kévin P.

Je retrouve toutes les phrases entendues tout au long de mon parcours! Mais je suis aussi rassurer de voir qu'il y a des gens qui pensent comme moi. Avoir un métier épanouissant et qui me correspond c'est ce que je recherche depuis que je suis entrée sur le marché du travail et ça ne m'est arrivée qu'une fois. Aujourd'hui, je ne veux plus me fatiguer dans des boulots "alimentaires" et je pense que JobMaker peut m'apporter beaucoup! Je pense que cette problématique ne concerne pas que les jeunes.

- Laura L.

Tout à fait d'accord avec les points abordés. Aujourd'hui je pense qu'il est nécessaire de changer de point de vue sur la manière d'amorcer notre parcours professionnel et de développer des capacités d'adaptation et de rebondir en cas de changement qu'il soit voulu ou non. Durant mes études, mes parents n'ont eu de cesse de me rappeler qu'il fallait trouver une formation avec des débouchés garantis. Mais à la fin de mes études, aucun de ces débouchés n'a abouti à une offre d'emploi.

- Deborah G.

Merci pour cette vision très rafraichissante : un changement de paradigme qui consiste à co-construire avec l'entreprise le job qui permette d'exprimer sa vraie valeur ajoutée plutôt que de chercher à se conformer à une offre d'emploi. Totalement en accord sur la question de la mobilité dans les parcours professionnels : quelle ineptie que de chercher la durabilité et le statu co dans l'emploi ! Ce discours, à mes yeux, pourrait aussi bien s'adresser aux jeunes qu'aux anciennes générations.

- Florence R.

Je suis entièrement d'accord, notamment avec l'idée qu'il faut sortir d'urgence de la posture de recherche permanente de 'sécurité' - largement inapplicable par les temps qui courent et à mon avis contre-nature pour beaucoup de gens. Également sur le fait de se voir en 'offreur de compétences' plutôt qu'en 'demandeur (quémandeur ? ;) d'emploi' Des points à se rappeler encore et toujours, car l'entourage et les messages ambiants auront vite fait de nous tirer de nouveau vers les anciens schémas.

- Marion D.

Les nouvelles générations sont porteuses de toute l'énergie pour co-créer un nouveau monde à commencer par celui du travail. Ayant 45 ans bientôt, je me sens en empathie avec cette jeune génération car c'est encore plus vital à cet âge d'avoir du sens dans son métier et donc de sortir des croyances dans lesquelles nous nous enfermons. Ré-apprenons à rêver de nos métiers pour pouvoir en faire des projets concrets porteur de sens pour nous, pour les autres et in-fine pour la société.

- benjamin G.

La vidéo m'a fait réfléchir sur ma situation actuelle et sur la manière de voir le contexte. Elle me permet de prendre du recul. Ca me rappelle ma situation il y a 10mn, je n'étais qu'une personne en recherche d'emplois maintenant je me rend compte que j'ai beaucoup à apporter à une entité. Cette problématique concerne tous les demandeurs d'emplois. C'est une phase crtitique dans leur vie, qui n'est pas facile à vivre d'ailleurs, où ils perdent l'estime de soi et qu'ils ont besoin de detox.

- Carmelle R.

Je pense qu'il y a vraiment un paradigme qui n'a pas encore évolué dans l'éducation actuellement. En effet si un job nous correspond, nous correspondons également au job. L'éducation doit nous permettre de nous accomplir, et non de nous formater pour rentrer dans des cases toutes faites des entreprises actuelles qui ont oublié d'évoluer. Ce qu'on appelait la crise de la cinquantaine ou quarantaine, les jeunes d'aujourd'hui le vive beaucoup plus tôt, mais c'est la même question : s'accomplir.

- Claire-Emilie L.

Bonjour, Je tenais à vous remercier pour cette intervention véridique et pertinente, j'ai fait face au niveau personnel à ce genre de propos. Pendant un long moment, j'ai intériorisé tout cela, je n'étais pas heureuse, épanouie, j'avais peur et je vivais dans un stress permanent. Des circonstances personnelles ont été un réel déclic et aujourd'hui j'ai conscience de mes atouts, de mon potentiel, de ma personnalité et j'ai vu une réelle différence dans ma façon d'agir et de postuler !

- Sandrine F.